« Comment la course pourrait nous protéger du cancer »

Publié le : 01/04/2016 22:26:48
Catégories : Conseils

« Comment la course pourrait nous protéger du cancer »

« Comment la course pourrait nous protéger du cancer » Les Echos publie un numéro spécial dédié aux « nouveaux défis français », rédigé par des personnalités de la politique, de l’économie… Parmi celles-ci, Patrizia Paterlini-Bréchot, chercheuse et professeur en biologie cellulaire et oncologie à Paris Descartes, indique « comment la course pourrait nous protéger du cancer ».

La spécialiste observe ainsi que « des études épidémiologiques avaient signalé l'effet positif de l'exercice physique sur le développement du cancer depuis 1998, mais le mécanisme restait incompréhensible.

Un article publié dans « Cell Metabolism » par une équipe danoise dirigée par Pernille Hojman apporte la clef ». La Pr Paterlini-Bréchot explique que « l'étude, menée en faisant tourner des rongeurs dans une roue, a montré que l'exercice réduisait l'incidence de cancer dans 60% des cas. L'effet est dû à la mobilisation des cellules NK (« natural killer ») du système immunitaire ». « Sous l'effet de l'adrénaline libérée lors de l'exercice physique, les « NK » se propagent dans le corps pour chasser et tuer les cellules tumorales partout où elles sont : dans la tumeur en formation, mais aussi dans le sang où elles circulent, pouvant envahir d'autres organes », poursuit la chercheuse. Patrizia Paterlini-Bréchot conclut que « certes, la protection totale contre le cancer n'existe pas car il résulte le plus souvent de la combinaison de plusieurs facteurs (génétiques, environnementaux, immunitaire).

Mais la compréhension des mécanismes en jeu dans l'effet bénéfique de l'exercice pourrait pousser les plus paresseux à ressortir leurs baskets du placard ».

Des études épidémiologiques avaient signa­lé l’effet positif de l’exercice physique sur le développement du cancer ­depuis 1998, mais le mécanisme restait incompréhensible. Un article publié dans « Cell Metabolism » par une équipe danoise dirigée par ­Pernille Hojman apporte la clef. L’étude, menée en faisant tourner des rongeurs dans une roue, a montré que l’exercice réduisait l’incidence de cancer dans 60 % des cas.

L’effet est dû à la mobilisation des cellules NK (« natural killer ») du système immunitaire. Sous l’effet de l’adrénaline ­libérée lors de l’exercice physique, les « NK » se propagent dans le corps pour chasser et tuer les cellules tumorales partout où elles sont : dans la tumeur en formation, mais aussi dans le sang où elles circulent, pouvant envahir d’autres organes.

Certes, la protection totale contre le cancer n’existe pas car il résulte le plus souvent de la combinaison de plusieurs facteurs (génétiques, environnementaux, immunitaire).

Mais la compréhension des mécanismes en jeu dans l’effet bénéfique de l’exercice pourrait pousser les plus paresseux à ressortir leurs baskets du placard.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/la-releve-2016/edition-2016/021779865006-comment-la-course-pourrait-nous-proteger-du-cancer-1208379.php?7COqlg9KuPCY1Vvg.99

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